Au diable le 5 à 7, la table ronde, la conférence. Reprenons ensemble la nouvelle formule du Café des Z’Architectes inaugurée l’année dernière! Ces rendez-vous décontractés donnent, à dates régulières, l’occasion d’échanger, entre amis, collègues et citoyens, comme on le ferait au bistro du coin.


Le Café des architectes 04 – Saison 02 :
L’architecture paramétrique : vers quels futurs ?

Lundi 18 février 2013
Arrivée : à partir de 17h40
Réservation recommandée

Cafetiers invités : les architectes Maxime Moreau et Maurice Martel (Architecture Open Form), Son N. Nguyen (UdM), l’artiste et scientifique Nicolas Reeves (UQAM et laboratoire Nxi Gestatio), l’ingénieure Maria Mingallon (ARUP) et l’écrivain Ollivier Dyens (U. Concordia).
Avec Pierre Côté (U. Laval), modérateur.

Dans le cadre de l’exposition Protéiforme : architecture paramétrique présentée à la MAQ par Architecture Open Form (Maxime Moreau et Maurice Martel), ce Café des Z’A sera un peu spécial. Nos Cafetiers issus d’horizons allant du génie à l’art, et même à la philosophie, et tous usagers du sujet en cause, nous permettront d’explorer les mille possibilités qu’ouvrent les technologies de la génération 2.0… Voire peut-être même 3.0 !

Difficile d’imaginer la pratique de l’architecture sans l’outil informatique et la conception assistée par ordinateur (CAO ou en anglais CAD pour computer-aided design) qui transformèrent la profession dès les années 1980. Or, selon certains, le paramétrique annonce une deuxième révolution. Basée sur l’algorithmique, cette technologie autorise des gains d’efficacité spectaculaires et libère des contraintes de la standardisation, en rendant possibles des formes dont la complexité se rapproche des structures naturelles. Le processus de conception lui-même pourrait s’en trouver repensé.

Usuels chez les Morphosis et Zaha Hadid de ce monde, populaires aux États-Unis où ils font l’objet de débats passionnés, les outils paramétriques tardent à s’implanter ici. Pourtant, au Québec, justement, les nouveaux logiciels de design et de modélisation sont bien établis dans d’autres domaines, comme le design industriel, les jeux vidéo, les arts visuels et même la médecine ! Que pourraient apprendre les architectes de ces voisines applications?

Mais jusqu’où ira l’influence des nouvelles technologies sur la conception architecturale? Où en sont les failles et les risques? Faut-il craindre cette domination ou l’apprivoiser, au contraire? En définitive, l’être humain sera-t-il exclu de la conception de son propre cadre bâti ou bien, au contraire, chacun sera-t-il en mesure de dessiner son propre environnement?

Bref, qui a peur de la technologie, qu’en attendre et surtout, qu’en craindre? Interrogations, partage d’expériences, remise en question, tout sera remis sur le comptoir! Passez au Café, qu’on en discute, le 18 février 2013 à 18h à la MAQ.

Entrée 3 $ ou 5 $ avec une consommation
Gratuit pour les membres

Télécharger le communiqué

Réécoutez le Café des Z’A 04 – L’architecture paramétrique : vers quels futurs ? sur youtube


Le Café des architectes 03 – Saison 02 :
Quand l’état construit : comment bonifier la commande publique?

Lundi 3 décembre 2012
Arrivée : à partir de 17h40
Réservation recommandée

Cafetiers invités : les architectes Michel Languedoc (Ædifica), Clément Demers (Quartier international de Montréal), Maxime-Alexis Frappier (acdf*).
Avec Joël Thibert, modérateur.

Les allégations de collusion et corruption dans l’industrie de la construction éclatent les unes après les autres, apportant avec elles de lourdes conséquences pour les architectes. Même si la profession n’a pas été touchée par les scandales, ses membres remarquent que la relation avec les donneurs d’ouvrage du secteur public se détériore. Un climat de méfiance s’installe. Dans ce contexte, la probité semble avoir préséance sur tout, y compris la qualité du projet architectural, qualité toujours plus menacée.

Alors, quoi faire pour éclairer et pour bonifier la commande publique? Comment garantir la transparence, tout en respectant les professionnels et en réalisant des projets inspirants?

Pourrait-on agir sur les règles d’attribution de la commande publique? Les concours d’architecture, par exemple, offrent une bonne garantie de probité et la possibilité de choisir l’idée la plus brillante, tout en stimulant le débat autour de l’architecture. Le Québec pourrait-il suivre l’exemple de la Suisse, où les concours sont la norme pour toutes les constructions publiques?

Membres de la communauté architecturale ou simples citoyens, venez partager votre opinion le lundi 3 décembre 2012 à 18 h à la MAQ. À vous la parole!

Entrée 3 $ ou 5 $ avec une consommation
Gratuit pour les membres

Télécharger le communiqué


Réécoutez le Café des Z’A 03 – Quand l’État construit : comment bonifier la commande publique ? sur youtube



Le Café des architectes 02 – Saison 02 :
Construire Montréal par le condo : vers quelle ville, vers quelle vie ?!

Lundi 29 octobre 2012
Arrivée : à partir de 17h45
Réservation recommandée

Cafetiers invités : les architectes Anne Cormier (Atelier Big City), Raouf Boutros (Atelier Raouf Boutros) et Alexandra Gaudreau, le promoteur Luca Barone et l’urbaniste Audrey Girard (IBI | CHBA).
Avec Joël Thibert, modérateur.

Cette fois, nous regardons à la loupe le phénomène du condo, qui est en train de vivre, dans Montréal – mais aussi, maintenant, en banlieue – une explosion exponentielle que certains applaudissent et que d’autres dénoncent. Après tout, le «condo» en soi n’est qu’un mode de propriété, mais ne dirait-on pas que pour les urbanistes et pour la Ville de Montréal, ce mode prospère de bâtiment, qu’il vienne par pâtés ou par tours, prend tranquillement des allures de panacée urbanistique et d’unité de base de développement urbain ? Que dire des quartiers qu’il génère? (Sans même parler de Griffintown, dans les environs du seul Centre Bell, par exemple, on annonce la construction de cinq gratte-ciel résidentiels de 35 à 50 étages!) Et que dire de la qualité architecturale de tels projets, inventive seulement dans des cas rarissimes?

Du point de vue de l’urbanisme, la copropriété peut être un outil avantageux. La Ville peut s’assurer de la construction de logements sociaux ou abordables en demandant que ceux-ci soient inclus dans tout nouveau projet, elle peut également favoriser la réutilisation de bâtiments patrimoniaux, les sauvant de la démolition. Les condos permettent aussi l’augmentation de la densité dans les secteurs à proximité des infrastructures existantes de transport en commun.

Détestable symbole de l’embourgeoisement pour certains, unique possibilité pour les autres, d’accéder à la propriété, voire rite de passage à l’âge adulte, pour le jeune premier acheteur qui subit la pression du groupe pour ce produit de consommation, objet d’envie et de désir pour un style de vie qu’on lui promet à grand renfort de marketing ciblé… le condo suscite son lot de réactions émotives.

Alors, pour ou contre la ville des condos? Condophiles et condophobes sont invités à s’exprimer, au Café 02, saison deuxième… À vous la parole!

Entrée 3 $ ou 5 $ avec une consommation
Gratuit pour les membres

Télécharger le communiqué


Le Café des architectes 01 – Saison 02 :
L’architecture végétale : utopie ou solution?

Lundi 17 septembre 2012
Arrivée : à partir de 17h45
Réservation recommandée

Cafetiers invités : L’artiste Daniel Corbeil, les architectes Daniel Smith (Smith Vigeant), Mark Poddubiuk (École de design de l’UQAM), Owen Rose (Atelier TauTem) et Guy Favreau (Ædifica); l’urbaniste Lucie Careau (IBI-CHBA).
Avec Michel Durand (auteur du Guide de la maison verte), modérateur.

Affiche_Cafe01_s02_web

Le thème du Café des Z’A 01 de cette 2e saison prend son point de départ dans la tour verte du plasticien Daniel Corbeil, créée pour la MAQ cet automne. Une nouvelle tendance s’affirme chez les architectes, en effet, d’un peu partout sur la planète. Des modélisations raffinées nous montrent des tours couvertes de verdure, abritant ici des serres, là des cascades, parfois même des vaches et des cochons. Ces écosystèmes autosuffisants promettent de résoudre d’emblée les grands problèmes de notre époque. Avec une tour verte, on peut à la fois loger toute une population, sauver les campagnes de l’étalement, purifier l’air, produire de la nourriture, dessaler l’eau de mer, polliniser les plantes…

Face aux défis environnementaux, jusqu’où peut aller l’architecture? De telles tours peuvent-elles fonctionner? Et d’ailleurs… est-ce seulement souhaitable?

Gigantesques sont les moyens financiers, énergétiques et technologiques que de tels bâtiments supposent. Ne serions-nous pas, une fois de plus, en train d’essayer de tout résoudre par la voie des technologies, pour éviter de faire l’effort de changer nos mauvaises habitudes? Derrière leur écran végétal, ces tours sont d’ailleurs proches parentes d’une des typologies de bâtiment les moins durables : le gratte-ciel vitré…

L’urgence de réduire notre empreinte environnementale ne fait plus de doute. Les initiatives de construction «durable» demeurent cependant isolées, et parfois contradictoires. La course aux certifications, LEED ou autres, est peut-être plus efficace sur le plan du «marketing» que de la performance écologique. Les serres sur les toits réduisent notre besoin en espace, mais ne sont pas exemptes de critiques. Et quant au retour des poules en ville, il est loin de faire l’unanimité.

Les tours végétales seraient-elles, alors, l’unique solution qui reste? Ou bien, pourraient-elles être, au moins, l’utopie qui nous amènera à repenser globalement l’organisation de l’habitat humain, et à imaginer plus loin?

Venez explorer les futurs possibles des villes et partager vos rêves le plus fous en compagnie d’architectes, scientifiques et artistes. Après les présentations de cinq minutes des cafetiers invités, le débat modéré par Michel Durand permettra d’aborder la question sous différents angles.

Soyez des nôtres, passez au Café qu’on en discute!

Entrée 3 $ ou 5 $ avec une consommation
Gratuit pour les membres

Télécharger le communiqué